Historique
Le développement a commencé en 1982. La compagnie originelle (Amiga Inc.) fut rachetée par la société Commodore International en 1984 qui mit sur le marché l'Amiga fin 1985 pour remplacer son Commodore 64 dans le but de contrer son concurrent direct de l'époque l'Atari ST.
Le premier prototype d'Amiga fut conçu par Jay Miner et RJ Mical sous le nom de Lorraine. Il fut présenté au CES à quelques professionnels triés sur le volet en janvier 1984 sous la forme d'une machine composée de plusieurs cartes électroniques et non pas encore de puces en silicium. La première application a être présentée fut l'Amiga Boing Demo de RJ Mical (qui utilisait le coprocesseur "Copper"). A noter que la fameuse "Boing Ball" est devenue, au fil du temps, ce que la pomme croquée est à Apple : le symbole de la machine.
L'Amiga était en avance sur son temps lorsqu'il apparut sur le marché. Il possédait des fonctionnalités telles que le partage d'interruptions, les entrées-sorties projetées en mémoires, l'AutoConfig (presque équivalent au Plug and Play), un système d'exploitation multitâche préemptif et un affichage permettant d'obtenir 4096 couleurs (mode HAM) , ainsi qu'un chipset sonore baptisé Paula , capable de produire du son sur 4 voix et 7 octaves, qui permit à l'époque l'essor des Soundtrackers (Protracker en est un exemple) et des fameux fichiers .MOD (modules musicaux). Plusieurs de ces fonctionnalités existaient auparavant sur des ordinateurs centraux, mais n'avaient jamais été implémentées sur des ordinateurs personnels.
Le premier Amiga fut produit fin 1985 et sera plus tard référencé en tant que Commodore-Amiga 1000 (A1000). Après des ventes très en deçà des espérances (un des plus gros échecs de l'histoire de Commodore) l'Amiga 500 (entrée de gamme) et l'Amiga 2000 (haut de gamme) suivirent en 1987. L'histoire de cette gamme d'ordinateurs commence alors réellement grâce à l'A500 devenant l'Amiga le plus populaire de cette époque ; les derniers Amiga produits furent l'Amiga 1200 et l'Amiga 4000 fin 1992. Ce dernier quittant les lignes d'assemblage en 1993.
En son temps, l'Amiga était l'ordinateur qui offrait les meilleures capacités audio et vidéo pour une utilisation à domicile, grâce à de multiples coprocesseurs, tels le fameux Blitter , qui permettait de copier de gros blocs de mémoire rapidement (mouvement des fenêtres de l'OS , par exemple) . L'Amiga contribua à l'essor de l'infographie et du multimédia. En effet, il fut aussi utilisé dans l'industrie du divertissement jusqu'à la moitié des années 1990 (édition vidéo, rendu 3D, etc). NewTek a commercialisé un système vidéo intégré pour l'Amiga uniquement vendu aux États-Unis, le Video Toaster - Video Toaster fut utilisé pour créer le rendu des vaisseaux dans la première saison de Babylon 5, et fut impliqué dans de nombreuses autres productions cinématographiques. Il est a noter que les premières versions de Lightwave 3D sortirent sur Amiga.
La stratégie, l'immobilisme au niveau développement et l'attitude de vente de Commodore l'a conduit au règlement judiciaire en 1994.
Malgré la fin de Commodore en 1994, la communauté Amiga va continuer à faire vivre sa machine préférée grâce à des mises à jours au moyen de cartes accélératrices de plus en plus puissantes d'abord à base de Motorola 68060 puis d'hybrides 680x0 et PowerPC (603, 603e, 604) (Le 680x0 faisait tourner l'OS et les anciennes applications , le PPC s'occuppait des calculs "lourds" (mp3s , vidéos , jeux (Wipeout™ par exemple, est sorti sur Amiga dans sa version 2097, ainsi qu'Heretic 2™, grâce aux efforts des passionnés d'Hyperion Software™)).
A cette époque plusieurs projet se réclamant inspiré par Amiga voient le jour :
* la BeBOX et BeOS quoique plus proche de Apple, par sa place dans le multimédia et son avance est considérée comme proche de l'esprit Amiga. * AROS système d'exploitation, pensé pour fonctionner sur toutes platformes. * AtheOS * le Pegasos et MorphOS née de personnes actives de la communauté, elle n'aura jamais réussi à avoir l'aval des propriétaires du nom Amiga.
Une autre entreprise rachète alors la licence Amiga en 2004 et concoit un système d'exploitation du nom d'AmigaOS 4, sur une plateforme basée sur un PowerPC G3 ou G4 nommé AmigaOne et MicroAone.
Ces plateformes et son OS sont aujourd'hui encore au stade béta, même si elles sont disponibles à la vente.
Cette plateforme (dit AmigaPPC) assez proche, même si elle est issue du monde Amiga n'a plus grand chose de commun avec les Amiga d'origine (dit 68k ou classiques) si ce n'est le système d'exploitation AmigaOS. Description
Son système d'exploitation, l'AmigaOS, était également d'avant-garde. Combinant une interface graphique similaire au Macintosh à un noyau inspiré d'Unix (le noyau s'appelait Exec et tenait sur 32 Ko), ainsi qu'un équivalent de bios, les fameuses ROMs Kickstart. Il a en partie inspiré le système d'exploitation expérimental AtheOS. Un des seuls défauts de ce système, était la non-indexation du contenu d'un disque, ce qui rendait l'ouverture de gros répertoires assez lente et fastidieuse. Un logiciel tel que le fameux Directory Opus permettait de circonvenir à ce défaut. Un autre défaut était la limitation à 4Go des disques durs, problème qui fut réglé avec l'apparition de patches du système de fichier (le FFS , pour Fast File System). Il est aussi à noter , pour l'anecdote , que même si les derniers Amiga utilisaient une interface IDE, le gestionnaire de disques portait toujours le nom "scsi.device" (en effet , le SCSI avait été choisi pour les premières générations d'Amiga (antérieures à la génération AGA)).
Un autre défaut de l'Amiga résidait dans le fait que son système vidéo fonctionnait en mode "bitplanes", c'est à dire que pour une image en 256 couleurs , soit 8bits , la machine superposait 8 plans pour produire l'image (les "bitsplanes"), ce qui lui donnait certes une qualité graphique jamais atteinte par le mode VGA des PCs de l'époque, mais divisait par 8 sa vitesse d'affichage (ou 16 dans le cas, par exemple, d'un jeu qui utilisait un mode graphique 16bits), particulièrement dans le cadre de jeux en 3 dimensions , qui retracent l'intégralité de l'écran autant de fois que possible, ce qui explique que John Carmack ait déclaré en 1993 que Doom ne tournerait jamais sur Amiga (ce qui est faux, en 1997, Doom tournait en effet très bien sur un Amiga 4000/40 de 1992... grâce à l'introduction des routines "C2P" (pour Chunky to planar) qui convertissaient le mode bitplane de l'amiga en mode Chunky (celui du PC , qui code , par exemple , pour une image en 8 bits , chaque pixel en 8 bits, contrairement aux 8 bitplanes superposés de l'AGA) à la volée. C'est cette limitation qui a, pendant un temps, interdit aux utilisateurs d'Amiga de pouvoir jouer dans de bonnes conditions aux jeux en 3 dimensions qui faisaient fureur sur PC, à l'époque. (Doom et tant d'autres, qui ont contribué à l'envol du PC "familial")). Ce défaut pouvait être circonvenu par l'utilisation de Cartes Vidéos qui permettaient de s'affranchir des limitations du chipset vidéo original.
Les coprocesseurs d'origine OCS (pour les premières versions d'A1000 et 500) puis ECS (remplacement du coprocesseur Agnus par le toujours fameux SuperFat Agnus) et AGA (remplacement d'Agnus par les coprocesseurs Lisa et Denise), étaient beaucoup plus avancés que les autres architectures de son époque notamment grâce à un circuit spécialisé pour contrôler le balayage vidéo ce qui rendait l'utilisation de genlocks très facile ( de la vient aussi l'expression : "tourner au VBL" utilisée dans le milieu des démomakers : une démo qui "tournait au VBL" tournait au "Vertical Blank" c'est a dire que le code s'éxécutait entre deux rafraîchissements d'écran (en gros , pour une machine PAL, cela signifiait que la démo "tournait" à 50 images par seconde, ou un multiple entier de cette valeur)). Même de nos jours, des diffuseurs continuent à utiliser des Amiga 3000 et Amiga 4000 pour leurs effets vidéo temps réel.
Les slots d'extension de l'Amiga étaient au format Zorro ( le bus Z II était utilisé sur les machines ECS ainsi que sur l'Amiga 1200, alors que les machines professionnelles (A3000 (à vérifier) et A4000) étaient équipées d'un bus Z-III, qui offrait une bande passante plus importante. Le bus Z-II de l'Amiga 1200 avait une bande passante de l'ordre de la dizaine de MégaOctets par seconde, par exemple. Des sociétés tierces ont ensuite commercialisé des extensions permettant l'utilisation d'un bus PCI, bien plus rapide ( par exemple la Mediator PCI board, pour A4000 et A1200 (monté en tour)) offrant à la machine la possibilité d'utiliser des cartes vidéos modernes pour l'époque (Voodoo IV, par exemple).
Le clavier de l'Amiga est assez similaire aux claviers PC 101 touches, mais il varie en plusieurs points. La répétition des caractères provoquée en enfonçant une touche est contrôlée de manière logicielle sur l'Amiga, non codée dans le KickStart et souvent synchronisée avec l'affichage vidéo. Ce qui permettait par exemple, un défilement plus fluide des documents que sur les PC de l'époque, qui étaient alors limité à 30 répétitions par secondes. Le schéma du clavier contient deux touches « Amiga » à gauche et à droite. Il y a deux touches « Help » et « Del » là où les claviers PC ont « PgUp », « PgDown », « Début », « Fin », « Insert » et « Suppr ». Il n'y a pas de touche comme « Imprim écran », « Arrêt défil », ou « Pause ». Il a aussi seulement 10 touches de fonctions alors que les claviers PC 101 touches en contiennent 12. Gamme
Modèles professionnels :
Amiga 1000, processeur Motorola 68000, chipset OCS Amiga 1500, processeur Motorola 68000, chipset ECS Amiga 2000, processeur Motorola 68000, chipset OCS puis ECS Amiga 2500, processeur Motorola 68020 ou Motorola 68030, chipset OCS Amiga 3000, processeur Motorola 68030, chipset ECS Amiga 3000/UX , spécifications identiques à l'A3000, mais le système d'exploitation était remplacé par UNIX System V Release 4. Amiga 4000, processeur Motorola 68EC030 ou Motorola 68040, chipset AGA Amiga 4000, version 4000/60 Tower ( équipé d'un Motorola 68060 ), chipset AGA, diffusion confidentielle aux USA.
Modèles pour particuliers :
Amiga 500, processeur Motorola 68000, chipset OCS Amiga 500+, processeur Motorola 68000, chipset ECS Amiga 600, processeur Motorola 68000, chipset ECS Amiga 1200, processeur Motorola 68EC020, chipset AGA
Modèles divers :
CDTV, un set-top-box l'Amiga CD 32, processeur Motorola 68EC020, console de jeux basée sur le hardware de l'Amiga 1200, avec un coprocesseur supplémentaire nommé "Akiko" qui permettait d'effectuer une conversion chunky to planar en temps réel ( et accélerait le rendu des jeux en 3 dimensions)
Quelques prototypes n'ont jamais vu le jour, dont :
Amiga Nyx, 1994, avec un prototype de puces AAA; Amiga Walker, 1996, avec un jeu de puce AGA, mais avec des connecteurs d'extension ressemblant aux PCI.
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